EXPOSITION :
EBBA KAYNAK : sculptures, photos (et cire).
GEZ ZIRKELBACH : estampes, peintures.
La Cour des Arts, 2 rue des portes Chanac 19000 TULLE,
du 27 janvier au 12 mars 2011, de 14h à 18h30 (sam : de 10h à 12h) tel. 05 44 40 97 37.
Il est maintenant possible de voir le catalogue de Tulle 2009 directement ICI

A bientôt Werner,
mais pas encore, pas encore ...

Dans le texte « Vous qui habitez le temps », Valère Novarina dit :
« Quand nous nous aimons, nous sommes reliés rien que par des riens qui nous séparent les uns des autres. Nous pénétrons les corps des uns des autres dans aucun but sinon chercher l’issue du monde. »
Pour moi prendre une valise, c’est relier des morceaux de monde éloignés les uns des autres, c’est traverser des frontières, emporter une carte pour suivre son chemin.
Pour la Rue des Arts 2012 – qui s’étend de la Kunststrasse à la Strada dell Arte en passant par la Rue des Arts – nous avons pris notre valise et nous avons mis dedans tout ce que nous voulons apporter à nos amis de Schorndorf et de Dueville. Nos souvenirs, les beaux moments vécus ensemble, nos joies, notre amitié, notre travail. Nous y avons logé tout ce que nous voulons emmener, transporter, donner, laisser...
La valise sera cette année le signal de la nouvelle Rue des Arts. Cet objet sera celui qui nous relie. Une Valise, c’est quelque chose de vide qu’il faut remplir... c’est la promesse d’un voyage... et ce voyage c’est celui des artistes et des œuvres qui va se faire de Schorndorf à Tulle et de Tulle à Dueville.
La Rue de Arts est un chemin long à parcourir, les artistes le préparent depuis 3 ans, il faut prendre des provisions...
Que peut-on mettre dans sa valise ? Tout nos effets personnels, chemises et caleçons, livres et dentifrices, parfums et souvenirs... La valise traverse les frontières, c’est elle qui est mise en cale, portée sur l’épaule, tenue à la main ; elle est en carton, en métal, en cuir, robuste ou de toile souple. Elle accompagne aussi l’immigré sommé de quitté son pays sans prendre le temps de regarder derrière soi. Les valises portent aussi des secrets laissés dans les greniers de nos mémoires.
Elle est la plus longue de la ville mais elle ne figure sur aucune carte. Même l’almanach du facteur ne la signale pas. Ainsi, dans la nomenclature urbaine, le boulevard Jean-Audiau succède immédiatement à la rue Jean-Artel. Le guidage par satellite le plus performant défaille ici. Cette rue a échappé à tous les cartographes car c’est une rue intermittente : elle apparaît chez nous à la fin du printemps pour quelques semaines et ce, tous les deux ou trois ans.

curieuse, qui traverse tout le pays de Tulle, sinue longuement le long de la Corrèze et de ses affluents ; escalade parfois une colline ou s’enfonce dans une vallée presque oubliée, en révélant au passage quelques endroits discrets, voir secrets. Parfaitement bilingue, elle n’hésite pas à voyager loin et sera en août à Schorndorf, en Allemagne, ( Die Kunstrasse), en septembre à Dueville en Italie (Via delle Arti) , ou vice et versa...

la Rue des Arts est jusqu’au premier jour de l’été l’axe majeur du Cœur de Corrèze. Elle dessert tous les services, administratifs et politiques, cultuels et culturels, hébergements et restauration, commerces, stationnement... En supplément, elle donne a voir de l’art, cet indispensable objet inutile si mal définit : création, beauté, expression, savoir-faire...

Certains n’ont eu que quelques pas à faire pour y emménager ; d’autres y sont arrivés après un long déménagement dans des véhicules lourdement chargés. Dans les lieux d’exposition, deux douzaines d’artistes corréziens dialoguent par œuvres interposées et juxtaposées avec autant d’artistes de Schorndorf et de Dueville, villes allemande et italienne jumelées avec Tulle.

un espaces de rencontres : rencontre entre des techniques et démarches contemporaines ou plus traditionnelles, rencontre entre artistes d’origines et de formations différentes, mais surtout rencontre entre ces artistes, leurs œuvres et le public, ultime et indispensable étape de tout démarche créative.
Promeneurs et chalands de la Rue des Arts, soyons nous aussi flâneurs et curieux.
Marc Murat

LA RUE DES ARTS est née en 2006 de la rencontre d’artistes corréziens et allemands (cela en 2004 au cours d’une première exposition de Tulle à Schorndorf) et de leur volonté de travailler ensemble pour montrer leur travail dans leurs pays respectifs, la France et l’Allemagne, et de coopérer pour échanger des points de vue, des idées sur l’art, collaborer sur différents projets .
En 2009, 50 artistes du pays de Tulle, de Schorndorf et de Dueville se sont retrouvés pour exposer à Tulle , Schorndorf pour finir à Dueville. L’exposition a eu lieu dans divers sites avec une ouverture exceptionnelle de l’église Saint-Pierre.
Aujourd’hui un réseau d’artistes européens : face à ces expériences réussies, un réseau s’est organisé. Il permet de renforcer les échanges entre artistes contemporains vivant en Pays de Tulle, et de l’élargir par une mise en lumière de la création dans les communes où les artistes résident. Cela permet de renforcer et d’affirmer localement les liens entre plasticiens tout en ouvrant un territoire rural et sa population vers l’Europe, par l’art.